Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook

Si la section « Vous connaissez peut-être » vous faisait parfois flipper en vous proposant des profils précis et éloignés de vos réseaux habituels, vous n’avez encore rien vu.

La section « Vous connaissez peut-être » (« People you may know ») de Facebook est une source inépuisable de spéculations. Cette fonction, en apparence sympathique puisqu’elle nous propose d’ajouter de nouveaux amis, semble détenir des informations très personnelles sur chacun d’entre nous.

  • Une journaliste de la rédaction s’est ainsi vu proposer un flirt dont elle n’avait pas noté le téléphone dans son portable ;
  • un autre collègue s’est vu proposer un pote qu’il n’a pas revu depuis 10 ans et qui venait de lui envoyer un mail ;
  • une autre enfin, sa femme de ménage, dont elle a le numéro de téléphone dans son portable, mais avec laquelle elle n’a jamais eu aucune interaction en ligne.

Beaucoup ont aussi vu apparaître des gens rencontrés sur des applis de rencontre comme Tinder ou Grindr. Plutôt embarrassant, non ?

Source : article du Washington Post

article sur Rue89

Réseaux sociaux : outils de propagande ?

Voici une intervention « intéressante » d’un député UMP concernant les réseaux sociaux.

M. Bruno Bourg-Broc attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l’évolution croissante et rapide de l’utilisation des réseaux sociaux par les Français, et tout particulièrement par les jeunes.En effet, les réseaux sociaux (…) sont de véritables outils pour la liberté d’expression.

Drapeau Hadopi

Malheureusement, ils sont également détournés en outils de propagandes pour certains groupuscules et, malgré la possibilité de signaler les pages aux réseaux, ces pages continuent à exister et à être lues par des jeunes facilement manipulables. On constate le peu de prévention faite quant aux dangers de ces réseaux sociaux, qui détruisent la vie de certaines personnes, qui peuvent inciter à la violence, et à certains « conflits » qui se finissent parfois dans la rue. De plus, il est constaté que la police reçoit de plus en plus de plaintes en rapports avec ces réseaux sociaux. De nombreux délits sont commis chaque jour par des jeunes, inconscients de ce qu’ils font. C’est la raison pour laquelle il souhaiterait connaître sa position sur ces évolutions mais également les actions envisagées pour lutter contre ces dérives avant qu’elles se généralisent, et savoir si ce rôle de surveillance et de prévention peut être attribué à l’agence Hadopi.

viaAssemblée nationale | Question écrite N° 116870 de M. Bruno Bourg-Broc UMP – Marne.

Mon analyse :

  • les outils de communication et d’information ont toujours été utilisés à des fins de propagande. c’est classique. La télévision, la radio, les journaux papiers. Et ils ont également toujours été vecteur de la liberté de pensée et d’expression. Je pense par exemple aux fameux pamphlets qui ridiculisaient et critiquaient la royauté, et qui circulaient en sous-main… Je pense aux émissions de télé et de radio glorifiant le Petit Père du Peuple Staline. Plus récemment, je pense à la campagne de pub Hadopi à la télé. (si ça, c’est pas de la propagande…)
  • la liberté d’expression et surtout la liberté de pensée sont basées sur le libre-arbitre. Aucune autorité étatique n’a à nous dire ce qu’il est bon que l’on lise, et ce qui ne l’est pas. Sinon, c’est de la censure, et on se dirige vers un régime totalitaire. exemple : la Chine, l’Iran, etc..
  • le député parle d’une façon singulière des Internautes. Il fait d’eux, que dis-je, de nous, des irresponsables, mettant tout le monde dans le même sac. J’aime assez le « inconscients de ce qu’ils font ». Traduction en clair : les jeunes ne savent pas penser par eux-mêmes, ils sont tous potentiellement des délinquants, les réseaux sociaux leurs permettent de commettre des délits.

Non, parce que sans les réseaux sociaux, ils ne seraient pas des délinquants. c’est sur. Comme il est sur que tous ceux qui fréquentent les réseaux sociaux commettent des délits. Un vrai foyer d’infection, ça, les réseaux sociaux. Demandez donc à Ben Ali, Khadafi, et cie !

Il faut donc surveiller et museler ces jeunes paumés pour leur bien, pour les remettre dans le droit chemin.

Il utilise des mots très forts, ce monsieur Bruno Bourg-Broc : « détruisent la vie », « jeunes manipulables », « nombreux délits, « chaque jour », « inconscients », « inciter à la violence », « se généralisent ».

En gros, c’est toute la société qui est en danger à cause des réseaux sociaux. Utilisés par ces jeunes qui ne savent pas réfléchir, ils amènent le chaos.

Il faut donc à tout prix surveiller ces réseaux sociaux (entre nous, bon courage ! ) pour prévenir le chaos. pour empêcher ces délits.

C’est atterrant de constater à quel point le populisme et l’ignorance de nos politiques les mènent sur la dangereuse autoroute du totalitarisme.

En meme temps, c’est bien connu : on a peur de ce que l’on ne comprend pas. et donc, au lieu d’essayer de comprendre, c’est plus facile annihiler. de supprimer.

Cher internaute, tu auras appris beaucoup de choses en lisant cet article : tu es un délinquant qui utilise facebook pour commettre des délits, tu ne sais pas la différence entre le bien et le mal puisque tu ne sais pas réfléchir par toi-même , et tu mets toute la société en danger.

c’est encourageant….

Facebook et Blackberry tout contre les émeutiers

Via Scoop.itUnderground

Déterminé à punir tous les casseurs du Royaume-Uni, le gouvernement britannique pourrait profiter de l’aubaine pour imposer des mesures particulièrement coercitives vis-à-vis des télécommunications.
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