« Découvrir le meilleur de soi pour entendre le meilleur de l’autre »

Jacques Salomé

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 Connais-toi, toi-même, cette devise du philosophe Chilon de Sparte mais qu’on a attribué à Socrate, est toujours d’actualité. La connaissance de soi est l’une des composantes de l’estime de soi et à mon humble avis, la plus importante.

Se connaître, voilà qui n’est pas une mince affaire. Car pour cela, il nous faudrait la capacité de retirer tous les filtres qui ont brouillé notre vision depuis notre petite enfance. Ces déformations du soi qui proviennent de nos croyances,  de notre famille, de notre culture, de notre éducation ainsi que de tous les regards qui se sont posés sur nous et qui ont contribué à notre édification psychique, mais trop souvent également à notre démolition. Et ce, à travers des blessures profondes que nous avons tenté de colmater tant bien que mal tout au long de notre vie adulte.

  Se connaitre :

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Connu à la fois de nous et de notre entourage. Connu des autres, mais pas de nous.

Exemple : on dit de moi « c’est une fille intelligente, mais trop rêveuse » alors que l’on se voit plutôt comme une personne aimable, mais trop soucieuse. Connu de nous, mais pas des autres. « Derrière mes airs de personne à l’aise et détendue, je doute de moi en permanence et je le cache soigneusement aux autres« . Inconnu à la fois de nous et de notre entourage. Dans certaines situations nouvelles, nous allons ainsi nous découvrir. « On m’a confié des responsabilités et je me suis aperçue que j’aimais ça, que j’étais capable de devenir une leder « . Pour avoir une bonne estime de soi, il faut essayer de transformer la tâche aveugle, le domaine caché et le domaine inconnu en domaine public. Il faut s’écouter, se révéler et se mettre en situation nouvelle, sans toutefois oublier que certaines choses ne sont pas bonnes à dire et que notre intimité est importante.

Il nous en aura fallu du temps, de la résilience et des rencontres positives et significatives pour nous rebâtir sur des fondations plus solides, pierre par pierre.

En effet, une bonne connaissance de soi est un processus progressif, le travail de toute une vie et cela est parfois d’une grande complexité, car trop souvent nous avons fait face à des conditionnements qui nous ont éloignés de nos propres vues sur l’existence.

Comme l’explique si bien Pascale Dufresne, coach professionnelle, dans son écrit : Entre la tête et le cœur. Être soi, ne dois en aucun temps nous effrayer, car cela ne veut pas dire changer, mais plutôt évoluer vers le meilleur de soi :

« On DÉ-COUVRE qui on est. On se DÉ-COUVRE. On se déshabille de tout ce qui recouvre notre vrai moi et que l’on a accumulé depuis notre naissance. Ces couches représentent nos peurs, croyances, pensées, émotions négatives, jugements (…) Changer, c’est donc s’accepter soi, accepter les autres, nos limites, nos émotions. Changer, c’est trouver son essence. »

Alors, qui est-on? Ce qu’on nous a dit être? Ce que nous croyons être? Ou encore celui que nous désirons devenir ? Difficile de le dire. Et pourtant la réponse nous permettrait de déterminer avec plus de précision le genre d’environnement dans lequel nous évoluerons le mieux.

Nous pouvons même en arriver à prendre de « mauvaises » habitudes pour faire face au stress de l’emploi ou pire démissionner parce que nous assumons que nous ne sommes pas adéquats pour un poste. Et cela, même sans les critiques de nos employeurs ou encore s’en avoir obtenu de mauvais résultats parce que nous sous-estimons nos talents, ce sont là des exemples de ces mauvaises habitudes qui ne favorisent aucunement le maintien en emploi.

Pour développer des réponses « positives » à nos besoins, on doit donc déterminer ce qui fonctionne pour nous. En appuyant notre réflexion sur nos expériences d’emplois passées, des bénévolats, des rencontres sociales ou encore des formations.

Pour ce faire, nous devons déterminer :

  • Quelles étaient les conditions dans lesquelles nous avons eu nos meilleurs résultats (conditions gagnantes)?
  • Dans notre emploi idéal, quelles seraient les conditions de travail?
  • Préférons-nous travailler seuls ou en équipe?
  • Avons-nous une préférence pour un travail créatif ou minutieux?
  • Combien d’heures par jour aimerions-nous travailler ?
  • Quelles heures de la journée sont les meilleures (productives) pour nous?

Il est également possible que nous ayons envie d’explorer nos intérêts et nos besoins personnels avec un conseiller en orientation,  un conseiller en emploi, un coach professionnel, un guide, afin de nous offrir un peu de recul, d’objectivité et ainsi nous permettre une idée plus claire de ce qui nous ressemble le plus.

En bref, une connaissance de soi lucide est un point déterminant d’une vie professionnelle réussie.

«  Dans notre monde où nous sommes informés de ce qui se passe de négatif à l’autre bout de la planète, nous ignorons la plupart du temps, tout ce qui se passe de positif en nous. »

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