Personnalité limite (borderline): incapacité neurologique de réguler les émotions

PsychoMédia –  Publié le 04 septembre 2009

Les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité limite (TPL), ou trouble de personnalité borderline, sont physiquement incapables de réguler certaines émotions, selon une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry.

L’étude qui utilisait l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique montraient que les personnes atteintes du trouble étaient incapables d’activer les circuits neurologiques qui aident à contrôler les émotions.

Harold W. Koenigsberg de l’école de médecine du Mont Sinai et ses collègues ont constaté que lorsque les personnes atteintes du TPL essaient de contrôler et de réduire leurs réactions émotives à des scènes troublantes, le cortex cingulaire antérieur et des zones des sillons intrapariétaux, qui sont actives dans les mêmes conditions chez les personnes qui ne sont pas atteintes du trouble, demeurent inactives.

« Cette étude montre que les personnes atteintes du TPL ne sont pas capables d’utiliser ces régions du cerveau que les personnes en santé utilisent pour réguler leurs émotions », dit Koenigsberg.

« Cela peut expliquer pourquoi leurs réactions émotives sont si extrêmes. Les bases biologiques de la perturbation des systèmes de contrôle émotif sont au coeur de la pathologie borderline. Étudier quelles régions du cerveau fonctionnent différemment chez les personnes atteintes de ce trouble peut conduire au développement de psychothérapies et de médicaments mieux ciblés », commente-t-il.

Le TPL est souvent associé à d’autres problèmes psychiatriques, particulièrement le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive), la dépression, les troubles anxieux, l’abus de substance et d’autres troubles de personnalité, indique le chercheur.

Psychomédia avec source:
The Mount Sinai Medical Center

La recherche a enfin des preuves physiologiques concernant le trouble de personnalité limite. C’est une sacrée bonne nouvelle pour les malades, qui se voient souvent traités de « paresseux » ou de « malades imaginaires ». De plus, en apportant ce types de preuves, on explique aussi aux personnes « saines » ce qu’est cette maladie, et dans quel univers vivent les malades.

Enfin, en étudiant les manifestations physiques de cette maladie, on avance vers des traitements plus appropriés. L’espoir nait !

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