Ca va ou ça va pas ???

Je reviens sur le sujet du bonheur qui mérite une petite schématisation mathématique assez arbitraire mais nécessaire pour approfondir le sujet.
On se pose tous la question mutuellement le matin en se voyant, par réflexe et parfois même sans écouter ou sans porter toute l’attention nécessaire à la réponse, au boulot ou ailleurs : « Tu vas bien », « Ca va ?? », « Comment ça va ? » . On finit tous par se dire que ça va même si ce n’est pas tout à fait exact.
En fait le bonheur est affaire d’optimisme et c’est ce que nous allons démontrer avec le questionnaire suivant pourtant rempli de questions qui ne souffrent pas de demi-réponses et qui donc devraient donner un résultat net et sans bavure :
1- Suis-je vivant ?
2- Suis-je en bonne santé physique ?
3- Ai-je un toit la nuit pour dormir ?
4- Ai-je de quoi manger à ma faim ?
5- Ai-je des amis sur qui je peux compter ?
6- Ai-je une famille qui m’aime et que j’apprécie au moins en partie ?
7- Ai-je une passion ou des loisirs qui m’occupe l’esprit ?
8- Ai-je la chance d’avoir un véhicule personnel ou la possibilité de me ballader ?
9- Ai-je la chance de pouvoir voyager au moins 1 fois par an ?
10- Ai-je accès à l’information et à la culture nationale et internationale ?

Le but est de répondre à ces question par OUI/NON, OUI valant 1, et NON 0 donc de façon purement binaire afin d’éviter les « OUI MAIS » qui vaudraient 0.5, ou 0.3, ou 0.7 …
On obtient un total de 1 à 10 (ben oui y’a pas de 0, si on fait le questionnaire, on a au moins 1 à la première question) qu’il convient d’analyser.

Les mathématiciens purs diront qu’entre 1 et 5, nous sommes plutôt malheureux là où un optimiste dira : « J’ai au moins 1, c’est déjà bien. Je suis heureux de vivre. ».
Nos chers mathématiciens diront qu’entre 5 et 10, nous sommes plutôt heureux là où un pessimiste dira : « Il y a ça qui ne va pas. Je suis malheureux. ».

Un optimiste fera ressortir le point positif en diminuant voire annulant tous les points négatifs, il se contente de ce qu’il a.
Un pessimiste se fixera sur l’imperfection en oubliant tout ce qu’il a déjà accompli, il pleure ce qu’il n’a pas.
La perfection n’étant pas de ce monde, le bonheur est d’accepter d’être de ce monde, donc imparfait. En fait, la recherche de perfection est LE mal du siècle.
Partout, on nous demande de toujours faire mieux pour tendre vers la perfection mais comme aucune vraie limite n’est fixée avant elle, on se fixe la perfection même comme limite et c’est l’échec que l’on atteindra et la dépression qui suivra.
Les médias sont aussi énormément fautifs pour ce qu’ils disent et ce qu’ils montrent. Ils nous conditionnent à vouloir ressembler aux stars riches, belles et semblant parfaitement heureuses. Ils nous vendent un « rêve illusoire ». Et nous suivons bêtement l’exemple … mais combien de stars n’ont pas ou n’ont pas eu un jour de souci d’argent, de couple ou de dépression grave. Toutes ou presque ont un coach ou un psy attitré et à temps plein.

« Dieu sait … » que je ne suis pas porté sur la religion mais il faut bien admettre qu’à l’époque où la croyance religieuse était un peu plus de mise, le principe voulait que nous étions sur Terre par la volonté d’un Dieu, que nous y étions mis à l’épreuve avant le tri final vers l’enfer ou le paradis et qu’il n’y avait de bonheur que dans la Foi … (la foi était aussi une nécessité pour aller au paradis, une menace en quelque sorte …).
A cette époque, les religieux étaient les psy d’aujourd’hui avec des méthodes très limitées et schématiques. Il n’y avait aucune analyse, juste un semblant d’écoute et la solution était toujours la même : 5 « Notre-Père » et 2 génuflexions …
Je ne dis pas que les gens étaient plus heureux (pour certains c’était sans doute feint et pour la majorité, la vie était une longue épreuve de misère), mais je pense sincèrement qu’on savait, à cette époque, se contenter de plaisirs plus simples.
Aujourd’hui, la foi n’est plus ce qu’elle était, l’image du Dieu et de ses représentants s’est bien dégradée. Le sacro-saint repère que nous avions n’est plus ce qu’il était et même, pour beaucoup, n’est même plus un repère.
Dans ce monde individualiste, il reste la foi en soi (puisque « Dieu » est en chacun de nous c’est logique ) qui demande une profonde introspection pour y voir un repère stable et fidèle.
En fait, au final, on se rend compte que rien à changer, tout est affaire de foi Il suffit de croire que l’on est heureux pour l’être vraiment. C’est si simple sur le papier ou sur l’écran … on se demande pourquoi on y avait pas pensé plus tôt …

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s